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Devenir oncologue :
le guide complet
Devenir oncologue :
le guide complet
- Mis à jour le 12/05/2026
Chimiothérapie, immunothérapie, thérapies ciblées et soins palliatifs : l’oncologie repousse chaque année les frontières du possible. Découvrez comment devenir oncologue via le PASS ou la LAS.
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Découvrir le métier
d'oncologue
Devenir oncologue, c’est intégrer la spécialité médicale qui connaît la progression la plus rapide de toute la médecine moderne. Dédiée au diagnostic, au traitement et au suivi des cancers, elle se décline en deux grandes branches : l’oncologie médicale, qui traite les tumeurs par des thérapies systémiques (chimiothérapie, immunothérapie, thérapies ciblées, hormonothérapie), et l’oncologie radiothérapie, qui utilise les rayonnements ionisants pour éliminer les cellules cancéreuses.
Avec des centaines de milliers de nouveaux cas diagnostiqués en France chaque année et une première cause de mortalité chez les moins de 65 ans, le cancer représente un enjeu de santé publique considérable. Face à cette réalité, le rôle des oncologues est plus que jamais central.
Sommaire
- Oncologue
Pourquoi choisir cette spécialité médicale ?
- L'oncologie est la spécialité de ceux qui veulent faire la différence : alliant recherche de pointe, innovation thérapeutique et accompagnement humain, elle place le médecin au cœur du combat contre une des premières causes de mortalité en France.
- Une spécialité en révolution permanente : immunothérapie, thérapies ciblées, CAR-T cells, médecine de précision : les pratiques changent tous les 2 à 3 ans,
- Un impact humain fort et durable : le suivi au long cours crée des relations thérapeutiques profondes avec des patients traversant des épreuves existentielles majeures,
- Une spécialité transversale : l'oncologue maîtrise la biologie moléculaire, la génétique, l'immunologie et la pharmacologie clinique,
- Des opportunités de recherche clinique : la France est l'un des leaders mondiaux des essais thérapeutiques en cancérologie,
- Un besoin de soins en croissance : avec le vieillissement de la population, la demande oncologique augmente chaque année.
- Oncologue
Parcours d'études pour
devenir oncologue
- PASS ou LAS : Sciences fondamentales, biologie, physique, chimie, sciences humaines,
- 2ème, 3ème, 4ème, 5ème année de médecine : Enseignements cliniques, stages hospitaliers, préparation aux EDN,
- 6ème année de médecine : Épreuves Dématérialisées Nationales (EDN), ECOS, stages hospitaliers,
- Internat d'oncologie : 5 ans de stages en oncologie,
- Thèse de médecine : Rédaction et soutenance d'une thèse de médecine.
- L'internat pour devenir oncologue est décomposé en 5 années présentées ci-dessous :
Année d’internat | Type de stage |
|---|---|
1ère année | Phase socle : un semestre en oncologie médicale et un semestre en oncologie radiothérapie. C’est la phase de découverte transversale de la cancérologie, avant le choix de l’option précoce. |
2ème à la 4ème année | Phase d’approfondissement : selon l’option choisie (oncologie médicale ou radiothérapie), les stages se déroulent dans les services correspondants, avec des stages libres permettant de se former aux localisations tumorales prioritaires (sénologie, urologie, digestif, hématologie…). |
5ème année | Phase de consolidation : l’interne s’exerce en autonomie supervisée (prescription de chimiothérapie, validation de dosimétrie en radiothérapie, consultations d’accueil et de suivi). |
L'option
précoce
- Le choix entre les deux options est l'une des décisions les plus importantes de l'internat en oncologie. Il doit être fait à la fin de la phase socle (après 1 an).
1.
- Oncologie médicale
- Au carrefour de la biologie moléculaire, de l'immunologie et de la pharmacologie clinique, l'oncologue médical prescrit les traitements systémiques : chimiothérapie, immunothérapie, thérapies ciblées, hormonothérapie et coordonne les Réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP). C'est l'option la plus demandée.
2.
- Oncologie radiothérapie
- Grâce à l’utilisation des rayonnements ionisants (photons, protons, curiethérapie) pour traiter les tumeurs solides, le radiothérapeute oncologue planifie les traitements en étroite collaboration avec les physiciens médicaux et les dosimétristes. C'est une spécialité des mieux rémunérée de toute la médecine française en libéral (revenu moyen > 400 000 €/an selon la DREES).
- Pour aller plus loin, retrouvez toutes les informations d'autres spécialités sur notre page dédiée aux études de médecine.
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Missions de
l'oncologue
- Spécialiste du cancer dans toutes ses dimensions, l'oncologue intervient du diagnostic jusqu'aux soins palliatifs, en passant par la coordination pluridisciplinaire et la recherche clinique. Chaque mission exige autant de rigueur scientifique que de présence humaine.
- Le diagnostic et l'annonce du cancer : L'oncologue reçoit les patients en consultation d'annonce, moment fondamental et délicat où il explique le diagnostic, le bilan d'extension et les options thérapeutiques envisagées.
- La prescription et le suivi des traitements : Chimiothérapie, immunothérapie, thérapies ciblées, hormonothérapie : l'oncologue médical prescrit, adapte et surveille les traitements anti-cancéreux, en gérant leurs effets secondaires parfois complexes et en ajustant les protocoles selon la réponse tumorale.
- La radiothérapie oncologique : Le radiothérapeute oncologue planifie et supervise l'irradiation des tumeurs, en collaboration avec les physiciens médicaux et les dosimétristes, en utilisant des technologies de pointe : radiothérapie conformationnelle, IMRT, stéréotaxie, protonthérapie.
- La participation aux réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP) : Toute décision thérapeutique en cancérologie est prise collégialement en RCP réunissant oncologues médicaux, radiothérapeutes, chirurgiens, radiologues et anatomopathologistes pour définir la stratégie la plus adaptée à chaque patient selon les référentiels nationaux (INCa).
- La recherche clinique : L'oncologie est la spécialité médicale qui inclut le plus de patients dans des essais cliniques : l'oncologue propose, suit et analyse des protocoles expérimentaux qui permettent l'accès à des thérapies innovantes avant leur autorisation de mise sur le marché.
- Les soins de support et les soins palliatifs : L'oncologue coordonne les soins de support (gestion de la douleur, nutrition, psycho-oncologie, kinésithérapie) et accompagne les patients en phase palliative, en lien avec les équipes mobiles de soins palliatifs.
- Oncologue
Compétences clés de
l'oncologue
- Scientifique de haut niveau, clinicien rigoureux, communicant empathique et coordinateur pluridisciplinaire : l'oncologue mobilise un éventail de compétences aussi vaste que le spectre des cancers qu'il traite.
- Maîtrise de la biologie moléculaire : interpréter un profil moléculaire tumoral (mutations KRAS, EGFR, BRCA, MSI, TMB…) pour prescrire la thérapie ciblée adaptée est une compétence centrale de l'oncologue médical moderne.
- Prescription et gestion des traitements : chimiothérapie, immunothérapie, thérapies ciblées : chaque protocole est complexe, avec des toxicités spécifiques à anticiper, surveiller et gérer en urgence si nécessaire.
- Lecture critique de la littérature scientifique : les standards thérapeutiques évoluent tous les 2 à 3 ans en oncologie. L'oncologue doit intégrer en permanence les résultats des grands essais cliniques internationaux et les traduire en pratique clinique.
- Radiothérapie : pour les radiothérapeutes oncologues, la maîtrise des logiciels de planification dosimétrique, des techniques d'irradiation et de la radiobiologie est indispensable.
- Utilisation des outils d'IA en oncologie : analyse d'images histologiques par IA (pathologie computationnelle), algorithmes de prédiction de réponse tumorale, aide à la prescription : des compétences numériques émergentes et décisives.
- Soutien psychologique : annoncer un cancer, gérer les émotions du patient et de ses proches, maintenir une relation de confiance sur des mois ou des années de traitement. C'est le cœur humain du métier d'oncologue.
- Communication en situation de fin de vie : accompagner un patient vers une décision de limitation des traitements curatifs demande une maturité émotionnelle, une éthique solide et une formation spécifique en communication médicale difficile.
- Respect de la volonté du patient : les directives anticipées, le consentement aux essais cliniques et les décisions de limitation des thérapeutiques actives sont au cœur de l'éthique oncologique quotidienne.
- Oncologue
Rémunération de
l'oncologue
La rémunération en oncologie figure parmi les plus attractives de toute la médecine française, avec une distinction majeure entre oncologie médicale et oncologie radiothérapie. Cette dernière étant la spécialité médicale libérale la mieux rémunérée de France selon la DREES.
Étape de carrière | Statut | Net / mois | Net / an |
|---|---|---|---|
Interne de 1ère à 5ème | Salarié | 1 800 à 2 600€ | 21 600 à 31 200€
|
Débutant – PH échelon 1 | Salarié | 3 500 à 4000€ | 42 000 à 48 000€ |
Confirmé – PH échelon 7-8 | Salarié | 5 000 à 6 500€ | 60 000 à 78 000€ |
Senior – PH échelon 13 | Salarié | 7 500 à 9 500€ | 90 000 à 114 000€ |
Chef de service / PUPH | Salarié | Plus de 10 000€ | Plus de 120 000€ |
Oncologue médical | Libéral | 7 000 à 20 000€ | 84 000 à 240 000€ |
Radiothérapeute oncologue | Libéral | 25 000 à 40 000€ | 300 000 à 480 000€ |
- Sources : selon la DREES (Études et Résultats n°1322, décembre 2024, revenus 2021), les oncologues médicaux libéraux perçoivent en moyenne 190 000 € nets annuels, classant l'oncologie médicale au 4e rang des spécialités les mieux rémunérées après la radiothérapie (>400 000 €), la médecine nucléaire et la radiologie.
- Oncologue
Modes d'exercice
de l'oncologue
- Centre Hospitalier Universitaire : l'oncologie est une spécialité essentiellement hospitalière. Le CHU offre un accès aux cas les plus complexes, aux nouvelles molécules et aux essais cliniques de phase I/II. C'est le lieu idéal pour les profils attirés par la recherche et l'enseignement, avec une rémunération encadrée par la grille indiciaire PH.
- Centre de Lutte contre le Cancer (CLCC) : La vingtaine de CLCC français (Gustave Roussy, Institut Curie, ICL Nancy, Institut Bergonié…) sont les centres d'excellence de la cancérologie française. Ils offrent un statut salarié spécifique, souvent plus attractif que le CHU, avec un plateau technique de pointe et une forte culture de la recherche clinique.
- Exercice libéral en clinique privée : les cliniques privées développent des activités d'oncologie médicale et de radiothérapie avec des équipements souvent très récents. L'oncologue peut y exercer en libéral (rétrocession d'honoraires) ou en salariat, avec des revenus supérieurs à l'hôpital public.
- Recherche et industrie pharmaceutique : les oncologues sont très recherchés par l'industrie pharmaceutique comme médecins de recherche clinique (CRO, direction médicale), avec des rémunérations très attractives et une reconversion valorisante.
- Exercice libéral : l'exercice libéral en oncologie est moins répandu que dans d'autres spécialités médicales, mais il connaît une croissance notable, notamment en oncologie radiothérapie.
- Oncologue
FAQ : spécialité de
l'oncologue
Quel est le rang aux EDN pour devenir oncologue ?
En moyenne nationale, un rang inférieur à 2 000 permet d’accéder à un poste d’oncologie dans la plupart des CHU et CLCC. Ce seuil descend sous les 1 000 pour les grands centres parisiens (APHP, Gustave Roussy, Institut Curie) et remonte à 2 000-2 500 pour les CHU de province.
Quelle est la durée des études pour exercer en oncologie ?
Le cursus pour devenir oncologue s’étale sur 11 ans après le baccalauréat, répartis comme suit : 1 an de PASS ou LAS, 5 ans de deuxième cycle et 5 ans d’internat (DES Oncologie), au cours duquel la thèse de doctorat est rédigée et soutenue. En optant pour un Master 2 Recherche, fortement conseillé dans cette spécialité, la formation peut s’étendre sur jusqu’à 12 ou 13 ans.
Combien gagne un oncologue en France ?
Les oncologues médicaux libéraux perçoivent en moyenne 190 000 € nets annuels et les oncologues radiothérapeutes dépassent en moyenne 400 000 €, ce qui en fait la spécialité libérale la mieux rémunérée de France.
Quelle est la différence entre l'oncologie médicale et l'oncologie radiothérapie ?
L’oncologie médicale traite les cancers par des thérapies systémiques (chimiothérapie, immunothérapie, thérapies ciblées), administrées par voie intraveineuse ou orale. L’oncologie radiothérapie utilise les rayonnements ionisants pour détruire localement les cellules tumorales.
L'oncologie est-elle psychologiquement éprouvante ?
C’est une question que beaucoup d’étudiants se posent légitimement. Travailler avec des patients atteints de cancer, parfois en phase terminale, demande une solidité émotionnelle réelle. Mais l’oncologie offre aussi de nombreuses victoires thérapeutiques : des cancers qui se guérissent, des rémissions durables, des patients qui reprennent leur vie. La plupart des oncologues témoignent d’un profond sentiment de sens dans leur exercice quotidien.
En savoir plus
Vous souhaitez en savoir plus ? Pour toutes informations complémentaires, veuillez nous contacter par téléphone au 03 39 64 39 60 ou par e-mail à nancy-metz@biomedal.fr.