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Devenir Neurochirurgien :
guide complet
Devenir Neurochirurgien :
guide complet
- Mis à jour le 21/05/2026
Chirurgie du cerveau, de la moelle épinière ou des tumeurs cérébrales : la neurochirurgie traite les maladies du cerveau, de la moelle épinière et de la colonne vertébrale. Elle couvre aussi le système nerveux périphérique. Découvrez tout ce qu’il faut savoir pour devenir neurochirurgien via le PASS ou la LAS.
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C'est quoi exactement la
neurochirurgie ?
Devenir neurochirurgien, c’est choisir la discipline chirurgicale la plus complexe qui soit. La neurochirurgie est la spécialité médicale et chirurgicale consacrée au diagnostic et au traitement chirurgical des maladies du système nerveux central (cerveau, cervelet, tronc cérébral), du système nerveux périphérique et de la colonne vertébrale. C’est une spécialité qui opère à l’échelle du millimètre, sous microscope, sur l’organe qui nous définit en tant qu’êtres humains.
Sommaire
- Neurochirurgien
Pourquoi choisir cette spécialité médicale ?
- La neurochirurgie n'est pas une spécialité que l'on choisit par dépit ou par défaut. C'est un engagement total, une vocation. Voici ce qui attire les meilleurs étudiants vers cette discipline d'exception :
- Un défi technique absolu : opérer à quelques millimètres de structures contrôlant la parole, la mémoire ou la motricité est un exercice de précision sans équivalent dans toute la médecine,
- Un impact vital immédiat : traiter un anévrisme rompu, évacuer un hématome ou retirer une tumeur cérébrale, c'est souvent décider du destin neurologique d'un patient en quelques heures,
- Une diversité des pathologies : du nourrisson porteur d'une malformation à l'adulte souffrant d'épilepsie réfractaire, en passant par le sportif avec hernie discale ou le patient de 70 ans atteint de glioblastome. Chaque cas est unique,
- Une innovation permanente : neuronavigation, chirurgie éveillée, stimulation cérébrale profonde, robotique neurochirurgicale, chirurgie endoscopique : la spécialité intègre les technologies les plus avancées,
- Des revenus parmi les plus élevés de la médecine : en clinique privée ou en exercice mixte, la neurochirurgie offre des rémunérations exceptionnelles.
- Neurochirurgien
Parcours d'études pour
devenir neurochirurgien
- La formation en neurochirurgie est l'une des plus longues et des plus sélectives de toute la médecine.
- PASS ou LAS : Sciences fondamentales, biologie, physique, chimie, sciences humaines,
- 2ème, 3ème, 4ème, 5ème année de médecine : Enseignements cliniques, stages hospitaliers, préparation aux EDN,
- 6ème année de médecine : Épreuves Dématérialisées Nationales (EDN), ECOS, stages hospitaliers,
- Internat de neurochirurgie : 6 ans de stages pour devenir neurochirurgien,
- Thèse de médecine : Rédaction et soutenance d'une thèse de médecine.
- L'internat pour devenir neurochirurgien est décomposé en 6 années présentées ci-dessous :
Année d’internat | Type de stage |
|---|---|
1ère année | Phase socle : Un an en service de neurochirurgie agréé. L’interne s’initie aux gestes de base : craniotomie, drainage ventriculaire, abords vertébraux. Les gardes sont fréquentes et formatrices en urgences neurochirurgicales, hématomes extraduraux, traumatismes crâniens graves. |
2ème à la 5ème année | Phase d’approfondissement : 6 semestres en service de neurochirurgie agréé (dont au moins 2 dans un service avec encadrement universitaire) et 2 semestres libres permettent de se spécialiser (neurologie, neuroradiologie interventionnelle, pédiatrie, réanimation neurochirurgicale…). C’est le cœur de la formation technique. |
6ème année | Phase de consolidation : exercice en autonomie supervisée. L’interne réalise ses propres interventions avec un senior disponible. C’est souvent pendant cette phase que s’amorce l’orientation vers une surspécialisation. |
- Pour aller plus loin, retrouvez toutes les informations d'autres spécialités sur notre page dédiée aux études de médecine.
- Neurochirurgien
Missions du
neurochirurgien
- Le neurochirurgien intervient sur les structures les plus nobles et les plus complexes du corps humain. Chacune de ses missions mobilise une précision technique, une maîtrise anatomique et un sang-froid qui s'acquièrent sur des années de formation.
- La chirurgie des tumeurs cérébrales : le neurochirurgien réalise l'exérèse des tumeurs cérébrales primitives (gliomes, méningiomes, adénomes hypophysaires) et secondaires (métastases), souvent sous neuronavigation ou en condition éveillée pour préserver les fonctions du langage et de la motricité.
- La chirurgie vasculaire intracrânienne : le neurochirurgien vasculaire intervient en urgence absolue sur des pathologies mettant en jeu le pronostic vital en quelques heures.
- La chirurgie du rachis : hernies discales cervicales et lombaires, sténoses du canal rachidien, fractures vertébrales, tumeurs rachidiennes et instrumentations complexes pour déformations vertébrales : le rachis représente 40 à 60 % de l'activité opératoire d'un neurochirurgien.
- La stimulation cérébrale profonde (SCP) : l'implantation de neurostimulateurs dans des cibles précises du cerveau traite la maladie de Parkinson, les tremblements essentiels, les dystonies et certaines formes d'épilepsie ou de troubles psychiatriques résistants. Il s’agit d’une technique révolutionnaire à la frontière entre chirurgie et neurologie fonctionnelle.
- La neurochirurgie pédiatrique : la neurochirurgie pédiatrique est une surspécialisation exercée dans les CHU pédiatriques de référence, requérant une formation complémentaire spécifique.
- La chirurgie de l'épilepsie : pour les patients souffrant d'épilepsie réfractaire aux traitements médicaux, le neurochirurgien peut proposer une lobectomie temporale, une hémisphérotomie ou l'implantation d'électrodes de stimulation du nerf vague.
- La neurotraumatologie : Traumatismes crâniens graves, hématomes post-traumatiques, lésions médullaires traumatiques : le neurochirurgien est systématiquement sollicité dans la prise en charge des urgences polytraumatisées, en lien étroit avec les réanimateurs et les urgentistes.
- Neurochirurgien
Compétences du
neurochirurgien
- Nulle spécialité médicale n'exige autant de la main, du cerveau et du caractère simultanément. Le neurochirurgien est un opérateur d'élite, un clinicien rigoureux, un communicant courageux et un scientifique curieux.
- Maîtrise de l'anatomie neurochirurgicale : connaître avec une précision absolue les rapports anatomiques du cerveau, du tronc cérébral, de la moelle et de toutes les structures nerveuses périphériques est la compétence fondamentale du neurochirurgien.
- Microchirurgie sous microscope opératoire : travailler à l'échelle du millimètre sur des structures vasculaires ou nerveuses de quelques dixièmes de millimètre nécessite des années d'entraînement sur simulateurs et sur pièces anatomiques avant d'atteindre l'autonomie au bloc opératoire.
- Maîtrise de la neuronavigation et de l'imagerie peropératoire : utiliser les systèmes de navigation 3D, l'IRM peropératoire et l'échographie intraopératoire pour localiser précisément les lésions et contrôler les résections en temps réel est une compétence technologique indispensable.
- Chirurgie éveillée et cartographie cérébrale : maintenir un patient conscient et collaborant pendant une craniotomie pour cartographier les aires du langage et de la motricité en temps réel est l'un des actes neurochirurgicaux les plus complexes et les plus fascinants.
- Implantologie et neuromodulation : poser des électrodes de stimulation cérébrale profonde, des neurostimulateurs médullaires ou des dérivations ventriculo-péritonéales demande une précision stéréotaxique et une maîtrise des systèmes implantables complexes.
- Gestion des urgences neurochirurgicales : engagement vital immédiat dans les hématomes extraduraux, les anévrismes rompus ou les engagements cérébraux, le neurochirurgien de garde doit décider vite, juste et opérer sans délai.
- Annonce d'un diagnostic grave : annoncer un glioblastome, une tumeur cérébrale inopérable ou un déficit neurologique permanent après chirurgie demande une humanité, une clarté et une capacité à soutenir le patient et ses proches dans un moment de rupture existentielle.
- Évaluation du rapport bénéfice-risque chirurgical : décider d'opérer ou de s'abstenir face à une tumeur profonde ou un anévrisme asymptomatique est l'une des décisions éthiques les plus lourdes de la médecine car elle engage la qualité de vie future du patient.
- Neurochirurgien
Rémunération du
neurochirurgien
La neurochirurgie est l’une des spécialités médicales les mieux rémunérées de France reflétant la technicité exceptionnelle requise, la durée de formation et les enjeux vitaux de chaque acte.
Étape de carrière | Statut | Net / mois | Net / an |
|---|---|---|---|
Interne de 1ère à 6ème | Salarié | 1 800 à 2 800€ | 21 600 à 33 600€
|
Débutant – PH échelon 1 | Salarié | 3 800 à 4 500€ | 45 600 à 54 000€ |
Confirmé – PH échelon 7-8 | Salarié | 5 500 à 7 000€ | 66 000 à 84 000€ |
Senior – PH échelon 13 | Salarié | 8 000 à 10 000€ | 96 000 à 120 000€ |
Chef de service / PUPH | Salarié | Plus de 11 000€ | Plus de 132 000€ |
Neurochirurgien en clinique privée | Salarié | 12 000 à 18 000€ | 144 000 à 216 000€ |
Neurochirurgien libéral | Libéral | 15 000 à 30 000€ | 180 000 à 360 000€ |
- Sources : selon la DREES (Études et Résultats n°1322, décembre 2024, revenus 2021) et les données croisées CARMF/Hoppi/ASCT Formation, le revenu moyen d'un neurochirurgien en secteur privé ou libéral atteint 184 300 € nets annuels, avec des profils expérimentés dépassant régulièrement 300 000 € nets./i>
- Neurochirurgien
Débouchés du
neurochirurgien
- Praticien Hospitalier en CHU : c'est le mode d'exercice dominant en neurochirurgie. Le CHU donne accès aux cas complexes, aux équipements de pointe et à la recherche clinique. Les gardes fréquentes sont formatives et bien rémunérées.
- Exercice mixte CHU et clinique privée : le format de plus en plus plébiscité par les neurochirurgiens qui souhaitent combiner la richesse des cas complexes hospitaliers avec des revenus privés complémentaires.
- Clinique privée : les grandes cliniques neurochirurgicales privées (principalement en Île-de-France, PACA et Rhône-Alpes) offrent un plateau technique de haut niveau et des revenus nettement supérieurs à l'hôpital public. Le neurochirurgien y exerce en libéral (honoraires directs, redevance de 8 à 15 %) ou en salariat (CDI).
- Exercice libéral pur : encore marginal mais en développement, le libéral pur est accessible aux neurochirurgiens spécialisés en chirurgie du rachis ambulatoire, en consultation pré et postopératoire ou en expertise médicale. L'activité chirurgicale reste nécessairement liée à un plateau technique (clinique).
- Neurochirurgien
FAQ : spécialité de la
neurochirurgie
Quel rang aux EDN pour devenir neurochirurgie ?
La neurochirurgie appartient au groupe des spécialités. Avec 28 postes ouverts en 2025, le rang limite moyen se situe autour de 2300. À Paris, seuls les 400 premiers peuvent espérer un poste à l’APHP. Pour les CHU de province, un rang entre 1 000 et 4000 peut suffire.
Combien d'années d'études pour devenir neurochirurgien ?
Le parcours s’étend sur 12 à 13 ans après le baccalauréat : 1 an de PASS ou LAS, 5 ans de 2ème cycle et 6 ans d’internat (DES Neurochirurgie). La thèse est soutenue pendant l’internat. En ajoutant un Master 2 Recherche, un assistanat ou un clinicat, certains neurochirurgiens débutent leur exercice après 14 à 15 ans de formation totale.
Combien gagne un neurochirurgien en France ?
À l’hôpital public, la grille PH offre entre 3 800 € nets/mois (échelon 1) et 10 000 € (échelon 13), auxquels s’ajoutent les gardes. En clinique privée ou en exercice libéral, les revenus nets atteignent 15 000 à 25 000 € mensuels pour un profil installé depuis 5 à 10 ans. Le revenu moyen en secteur privé est estimé à 184 300 € nets annuels par la DREES (données 2021).
Quelle est la différence entre neurochirurgien et neurologue ?
Ce sont deux spécialités complémentaires mais distinctes. Le neurologue diagnostique et traite médicalement les maladies du système nerveux. Il ne fait pas de chirurgie. Le neurochirurgien intervient chirurgicalement sur ces mêmes structures quand un traitement médical est insuffisant ou impossible.
En savoir plus
Vous souhaitez en savoir plus ? Pour toutes informations complémentaires, veuillez nous contacter par téléphone au 03 39 64 39 60 ou par e-mail à nancy-metz@biomedal.fr.