Réforme PASS 2027 :
CE QUE L'on SAIT

Réforme PASS 2027 :
Ce que l'on sait

Depuis plusieurs semaines, la question d’une réforme majeure du cursus PASS/LAS agite le paysage de l’enseignement supérieur. Alors que la réforme de 2020 avait profondément transformé l’accès aux études de Santé, une nouvelle refonte a été annoncée pour la rentrée 2027…

Quel avenir pour les études de santé
à Nancy Metz ?

Cette refonte concernerait l’ensemble des filières MMOPK : Médecine, Maïeutique, Odontologie, Pharmacie et Kinésithérapie. À travers une réforme PASS 2027, le gouvernement chercherait à clarifier, harmoniser et assouplir un système devenu trop complexe, tout en préservant le niveau scientifique attendu des futurs professionnels de santé.

Une nouvelle réforme
au plus tard en 2027

Le 17 avril 2026, une conférence de presse des ministres de l’Enseignement supérieur et de la Santé a annoncé la future réforme PASS 2027. Cinq ans après la disparition de la PACES (Première Année Commune aux Études de Santé) et du concours très sélectif associé, le gouvernement propose une fusion du PASS et de la LAS en une seule voie unique pour accéder aux études de santé.
Le constat est clair, la réforme PASS/LASS de 2020 a permis d’atténuer la pression du concours et de diversifier les profils, mais elle a aussi introduit une complexité supplémentaire dans l’accès aux études de Santé, rendant le système parfois difficile à comprendre pour les familles, les lycéens et même les étudiants déjà engagés dans les filières.

Pourquoi une réforme
après celle de 2020 ?

La réforme PASS/LAS introduite en 2020 avait pour ambition de moderniser l’accès aux études de Santé. Si plusieurs objectifs ont été atteints, cette réforme présentait également des limites importantes, relevées par les étudiants, les familles, les enseignants et les doyens.

Une réforme
difficile à comprendre

Le fonctionnement en deux voies d’accès, PASS d’un côté, et LAS de l’autre, a entraîné une confusion importante sur le contenu, la sélectivité, les oraux, et surtout les risques d’échec associés à un choix mal anticipé.

Des disparités importantes
entre les Facultés

Certaines Universités ont choisi des modalités très sélectives, d’autres des critères plus souples. Résultat ? Les chances d’accéder aux études de Santé varient considérablement d’une région à l’autre, créant un sentiment d’injustice parmi les candidats.

Des parcours académiques
TRÈS Diversifiés

La volonté de diversifier les profils d’entrée a engendré une situation paradoxale ; les étudiants arrivant en 2ème année se retrouvent avec des niveaux scientifiques très différents. Certains bénéficient d’enseignements poussés en Biologie, Anatomie, Chimie, tandis que d’autres ont suivi une LAS centrée sur des disciplines moins scientifiques (Droit, Économie, Informatique, etc.).

Des capacités d'accueil
encore limitées

Malgré la création du numérus apertus, censé assouplir l’accès aux études de Santé, la réalité est plus nuancée. Les capacités d’accueil sont restées limitées par le manque d’enseignants, les contraintes budgétaires, la capacité d’accueil hospitalière, les infrastructures pédagogiques. Par conséquent, un nombre important d’étudiants motivés tentent leur chance à l’étranger, créant une fuite importante de candidats que le gouvernement souhaite réduire.

Plusieurs pistes
officielles

À ce stade, plusieurs pistes officielles émergent de cette conférence de presse. Ces pistes visent toutes à simplifier l’accès aux études de santé tout en maintenant une sélection juste et transparente.

Vers une voie
Unique

L’idée principale serait la création d’une voie unique pour simplifier l’accès aux études de santé. Cela permettrait d’éliminer le dilemme PASS ou LAS, de garantir une formation commune et scientifique solide, de réduire les disparités entre les universités, et d’améliorer la lisibilité pour les lycéens.

À ce jour, aucun intitulé officiel a été annoncé mais ce modèle de voie unique sera testé dès la rentrée 2026 à l’UVSQ (l’Université Saint-Quentin-en-Yveline) sous l’appellation « One LAS ».

Vers un système
de licence

Cette première année d’études de santé, comparable à une année de licence, s’organisera autour de 3 blocs d’enseignement :

Vers DE NOUVELLES MODALITÉS
POUR ACCÉDER EN 2ÈME ANNÉE DE SANTÉ

Vers un numerus
assoupli ou repensé

Le numérus apertus ne serait pas supprimé mais repensé. L’état souhaite augmenter les capacités d’accueil pour répondre aux besoins croissants en professionnels de santé, limiter les départs à l’étranger d’étudiants français, renforcer l’attractivité des études de santé. Toutefois, une sélection pour l’accès en 2ème année des études de santé sera toujours présente.

Vers une NOUVELLE VOIE D'ACCÈS
POUR la filière pharmacie

Un point particulièrement sensible dans les discussions actuelles autour d’une réforme sur l’accès à la filière Pharmacie. Le rapport de la cour des comptes de 2024 souhaiterait résoudre le problème de places vacantes en Pharmacie.

En plus des places disponibles par cette voie unique, les ministres ont annoncé la mise en place d’une expérimentation spécifique pour l’accès aux études de pharmacie. Un nombre de places limités pourrait être réservé, de manière optionnelle et expérimentale, aux étudiants titulaires d’une licence complète et souhaitant s’orienter exclusivement vers cette filière.

En conclusion
que retenir de la réforme à venir ?

Cette nouvelle première année, dont l’intitulé reste à définir, sera proposée sur la plateforme Parcoursup pour la rentrée 2027.

Comme pour les voeux du PASS, les étudiants pourront formuler un voeu principal pour cette première année, tout en sélectionnant des sous-voeux disciplinaires en fonction de la spécialité choisie pour le deuxième bloc.

En savoir plus

Vous souhaitez en savoir plus ? Pour toutes informations complémentaires, veuillez nous contacter par téléphone au 03 39 64 39 60 ou par e-mail à nancy-metz@biomedal.fr.

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JUIN

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