- Débouchés
Devenir dermatologue :
le guide complet
Devenir Dermatologue :
le guide complet
- Mis à jour le 12/05/2026
Diagnostic des maladies de peau, cancérologie cutanée, chirurgie et vénéréologie : la dermatologie est une spécialité riche, sélective et parmi les mieux rémunérées aux EDN. Voici le guide complet (études, missions, salaire et débouchés) pour tout comprendre et devenir dermatologue via le PASS ou la LAS.
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Présentation de la
dermatologie-vénéréologie
La dermatologie-vénéréologie est la spécialité médicale dédiée au diagnostic, au traitement et à la prévention des maladies de la peau, des muqueuses, des phanères (cheveux, ongles, poils) ainsi que des infections sexuellement transmissibles (IST). Le dermatologue est à la fois médecin et chirurgien : il pose des diagnostics cliniques complexes et réalise des actes techniques (biopsies, exérèses, lasers…).
En France, on compte aujourd’hui moins de 3000 dermatologues en activité selon la Société Française de Dermatologie, soit une densité de 3,26 pour 100 000 habitants. Cette pénurie structurelle fait de la dermatologie une spécialité à fort potentiel d’exercice et d’installation. Devenir dermatologue représente ainsi une opportunité particulièrement attractive dans le contexte actuel du système de santé.
Sommaire
- Dermatologue
Pourquoi choisir
la dermatologie ?
- La dermatologie cumule des atouts rares parmi les spécialités médicales :
- Diversité des actes : Diagnostic clinique pur, chirurgie cutanée, dermatologie esthétique, téléconsultation,
- Qualité de vie : Très peu de gardes de nuit, pas d'astreintes lourdes, rythme maîtrisé,
- Attractivité financière : L'une des spécialités libérales les mieux rémunérées,
- Opportunité : Installation partout en France, y compris dans les zones sous-dotées avec primes ARS,
- Innovation constante : Dermatoscopie numérique, intelligence artificielle pour la détection des mélanomes, photothérapie, biothérapies.
- Dermatologue
Parcours d'études pour
devenir dermatologue
- PASS ou LAS : Sciences fondamentales, biologie, physique, chimie, sciences humaines,
- 2ème, 3ème, 4ème, 5ème année de médecine : Enseignements cliniques, stages hospitaliers, préparation aux EDN,
- 6ème année de médecine : Épreuves Dématérialisées Nationales (EDN), ECOS, stages hospitaliers,
- Internat en dermatologie : 4 ans de stages en dermatologie médicale, chirurgicale, vénéréologie, cancérologie cutanée,
- Thèse de médecine : Rédaction et soutenance d'une thèse de médecine.
- L'internat de dermatologie-vénéréologie est découpé en 8 semestres présentés ci-dessous :
Semestre d’internat | Type de stage |
|---|---|
S1 et S2 | Dermatologie médicale |
S3 | Dermatologie chirurgicale |
S4 | Vénéréologie, IST, MST |
S5 | Stage libre |
S6 et S7 | Approfondissement des connaissances |
S8 | Phase de consolidation en autonomie supervisée |
- Pour plus de renseignements, nous vous invitons à consulter notre page dédiée aux études de médecine, qui vous apportera des informations complémentaires dont vous avez besoin.
- Dermatologue
Missions du
dermatologue
- Le dermatologue-vénérologue exerce un spectre d'activités très large, réparti entre consultation médicale, actes techniques et prise en charge de maladies systémiques à expression cutanée :
- La dermatologie médicale - Le dermatologue diagnostique et traite une large gamme de pathologies cutanées : maladies inflammatoires chroniques (psoriasis, eczéma, lupus), infections de la peau (mycoses, herpès, zona), maladies auto-immunes bulleuses, alopécies, acné, rosacée et allergies de contact. Un spectre clinique particulièrement riche et varié.
- La cancérologie cutanée - Le dermatologue est le premier acteur du dépistage et du traitement des cancers cutanés, il prend en charge mélanomes, carcinomes basocellulaires, carcinomes épidermoïdes et lymphomes cutanés. La dermoscopie numérique et l'intelligence artificielle révolutionnent aujourd'hui cette pratique, avec des algorithmes de détection déjà déployés dans plusieurs CHU français.
- La dermatologie chirurgicale - En ambulatoire ou en hospitalisation de jour, le dermatologue réalise des actes chirurgicaux variés : exérèse de tumeurs cutanées, chirurgie de Mohs pour les carcinomes agressifs, cryothérapie, curetage-électrocoagulation et dermabrasion chirurgicale.
- La vénéréologie – Le dermatologue est un acteur central de santé publique en prenant en charge l'ensemble des infections sexuellement transmissibles : syphilis, gonorrhée, herpès génital, condylomes HPV, ainsi que le dépistage et le suivi VIH, incluant les consultations PrEP et la vaccination HPV.
- La dermatologie esthétique - Non remboursés par l'Assurance Maladie, les actes esthétiques représentent 10 à 30 % de l'activité de certains dermatologues libéraux. Ils incluent les injections de botox (200–500 €), d'acide hyaluronique (300–800 €), les lasers fractionnés (400–1 200 €), le photorajeunissement IPL, les peelings chimiques et la mésothérapie.
- Dermatologue
Compétences clés du
dermatologue
- La dermatologie est une spécialité très visuelle qui mobilise des savoir-faire diversifiés, allant de l'acuité diagnostique à la technicité chirurgicale.
- Acuité visuelle et sémiologie cutanée - 90 % du diagnostic dermatologique repose sur l'observation clinique à l'œil nu et à la dermatoscopie. Une sémiologie irréprochable est la base du métier.
- Maîtrise de la dermoscopie - Outil incontournable du dermatologue moderne, la dermoscopie permet de distinguer avec précision les lésions bénignes des malignes, limitant les biopsies inutiles.
- Chirurgie cutanée ambulatoire - Le dermatologue réalise en totale autonomie exérèses, biopsies et cryothérapies, sans recours systématique au bloc opératoire.
- Prescription et suivi des biothérapies – Psoriasis sévère, dermatite atopique, urticaire chronique : les nouveaux traitements biologiques exigent une maîtrise pointue des protocoles et du suivi patient.
- Lecture des examens complémentaires – Histologie cutanée, bilans immunologiques, sérologies IST : le dermatologue interprète des résultats complexes pour affiner son diagnostic.
- Maîtrise des lasers médicaux - Du laser fractionné au laser vasculaire, ces équipements sont au cœur de la dermatologie thérapeutique et esthétique contemporaine.
- Téléconsultation et e-santé - La télédermatologie se développe rapidement, portée par le suivi photo numérique et les algorithmes d'IA d'aide au diagnostic, notamment dans les déserts médicaux.
- Qualités humaines et relationnelles - Au-delà du technique, le dermatologue doit allier rigueur diagnostique, écoute empathique et pédagogie ; Des qualités essentielles pour accompagner des patients souvent fragilisés par l'impact psychologique de leurs pathologies cutanées.
- Dermatologue
Rémunération du
dermatologue
Étape de carrière | Statut | Net / mois | Net / an |
|---|---|---|---|
Interne de 1ère à 4ème | Salarié | 1 800 à 2 400€
| 21 600 à 28 800€
|
Débutant – PH échelon 1 | Salarié | Environ 3 500€ | Environ 42 000€ |
Confirmé – PH échelon 7-8 | Salarié | 4 800 à 5 500€ | 57 600 à 66 000€ |
Senior – PH échelon 13 | Salarié | 7 200 à 8 000€ | 86 400 à 96 000€ |
Professeur des Universités – PUPH | Salarié | Plus de 8 000€ | Plus de 96 000€ |
Dermatologue libéral | Libéral | 5 000 et 15 000€ | 60 000 à 180 000€ |
- Sources : Le revenu net annuel moyen des dermatologues libéraux français était de 107 139 € en 2024, selon la CARMF (Caisse Autonome de Retraite des Médecins de France). C'est l'une des progressions les plus fortes enregistrées parmi toutes les spécialités (+6,1 % en 2023).
- Dermatologue
Perspectives de
carrière
- Cabinet libéral – Le cabinet libéral reste le mode d'exercice majoritaire en dermatologie. Il offre une autonomie totale dans l'organisation du planning, le choix des actes et la gestion de la patientèle. En contrepartie, le dermatologue doit assumer la gestion administrative et comptable de son activité, ainsi qu'un investissement initial parfois conséquent (loyer, matériel, secrétariat). C'est néanmoins le mode d'exercice le plus rémunérateur à long terme.
- Praticien Hospitalier en CHU – L'exercice hospitalier séduit les profils attirés par la recherche, l'enseignement et les cas cliniques complexes. Le praticien hospitalier bénéficie d'une sécurité de l'emploi et d'un cadre institutionnel structurant, avec accès à un plateau technique complet. En revanche, la rémunération est plafonnée par la grille indiciaire de la fonction publique hospitalière, et les contraintes administratives et institutionnelles peuvent peser sur la liberté de pratique.
- Exercice mixte – De plus en plus plébiscité, l'exercice mixte permet de combiner la richesse des cas hospitaliers avec les revenus du libéral. C'est un excellent équilibre pour les dermatologues souhaitant maintenir un ancrage universitaire tout en développant une patientèle privée. La contrepartie est une charge de travail plus élevée, nécessitant une organisation rigoureuse.
- Clinique privée ou groupe médical – Exercer au sein d'une clinique privée ou d'un groupe médical permet de bénéficier d'un plateau technique partagé sans en supporter seul les coûts. Le salariat y est possible, offrant une stabilité de revenu appréciable en début de carrière. Ce mode d'exercice implique toutefois moins d'autonomie dans les choix organisationnels et tarifaires.
- Télémédecine et e-santé - La télédermatologie connaît une croissance rapide, notamment pour répondre aux besoins des zones sous-dotées en médecins. Elle permet au dermatologue de consulter à distance via des photos ou vidéos de qualité, réduisant les délais d'attente pour les patients éloignés. Si les limites diagnostiques à distance restent réelles pour certains actes, l'IA d'aide au diagnostic et les outils de dermatoscopie connectée ouvrent des perspectives prometteuses pour les années à venir.
- Dermatologue
FAQ : spécialité de
dermatologue
Quel rang faut-il avoir aux EDN pour obtenir la dermatologie ?
Combien de places de dermatologue sont ouverts chaque année en France ?
Combien de temps durent les études pour devenir dermatologue ?
Au total, il faut compter 10 à 11 ans après le baccalauréat : 1 an de PASS ou LAS, 5 ans de 2e cycle, puis 4 ans d’internat (DES). La thèse est rédigée et soutenue pendant l’internat. En comptant une éventuelle année de recherche, certains dermatologues exercent après 11 ans d’études.
Combien gagne un dermatologue débutant ?
Un dermatologue qui débute à l’hôpital perçoit environ 3 500 € nets par mois. En libéral, les premiers mois sont dédiés à la constitution de la patientèle ; les remplacements rapportent 5 000 à 8 000 € nets/mois. Après 5 ans d’installation, un dermatologue libéral bien implanté gagne généralement entre 10 000 et 15 000 € nets par mois.
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